La planète Mars : diamètre, distance du soleil

planete mars (nasa)

La planète Mars : diamètre, distance du soleil

La planète Mars est la quatrième planète du système solaire, elle est aussi appelée la « planète rouge ». Mars est une planète rocheuse avec des montagnes, des canyons, des déserts et des cratères. Elle est plus petite que la Terre et a une atmosphère très ténue.

  • Mars est la quatrième planète à partir du Soleil, à une distance moyenne d’environ 228 millions de km
  • Quelle est la taille de Mars ? Le diamètre de Mars est d’environ la moitié de celui de la Terre. Soit 6,794 km

Quatrième et dernière des planètes telluriques du système solaire

La période de rotation propre de Mars est de 24 h 37 min, suffisamment rapide pour induire un aplatissement aux pôles de 0,5 %. Son orbite est peu inclinée sur l ‘écliptique (1,8°), mais nettement elliptique (excentricité de 0,093). Cet écart à une trajectoire purement circulaire, précisément observé par l’astronome danois Tycho Brahe, a permis à l’astronome allemand Johannes Kepler d’énoncer au début du XVIIe siècle les trois lois décrivant le mouvement des planètes autour du Soleil.

Il rendait ainsi caduc le système de l’astronome alexandrin Ptolémée, vieux de plus d’un millénaire, qui expliquait approximativement le mouvement des planètes par de multiples compositions d’orbites circulaires emboîtées.

Le demi-grand axe de l’orbite de Mars vaut 1,52 UA (227,9 millions de km). Au cours d’une révolution synodique (779,9 j), la distance Terre-Mars varie fortement, entre 56 et 400 millions de km. Mars est observable, dans les meilleures conditions, à l’opposition (lorsque le Soleil, la Terre et Mars sont approximativement alignés) ; on peut alors distinguer dans un petit télescope les variations de couleur du disque planétaire, à dominante rouge, ainsi qu’une des calottes polaires.

L’exploration spatiale

Ce sont les sondes nord-américaines Viking 1 et 2 qui, en 1976, nous ont le plus appris sur la planète Mars. Auparavant, les missions américaines Mariner 4 (1964), 6, 7 (1969) et 9 (1971) ou soviétiques Mars 2, 3 (1971) et 4 à 7 (1973) ont essentiellement fourni une cartographie détaillée. Les sondes Viking déposèrent chacune une station automatique permettant l’analyse in situ : sondage du profil atmosphérique lors de la descente ; prospection du sol, mesures chimiques et météorologiques sur les sites.

En fait, la conquête martienne est semée de nombreux échecs. Deux sondes soviétiques (Phobos 1 et 2) et une américaine (Mars Observer) furent perdues au cours des années 1980 et 1990 ; une sonde russe (Mars 96, avec une très forte participation américaine) fut également perdue, en 1996. Plus récemment, la perte des deux dernières sondes martiennes de la NASA, Mars Climate Orbiter et Mars Polar Lander, disparues fin 1999, contraignent l’agence américaine à revoir son programme d’étude de la planète. Une mission de retour d’échantillons martiens, à laquelle collaboreront Américains et Français, initialement prévue pour 2005, est ainsi repoussée à 2007.

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En décembre 1996, la NASA a envoyé sur Mars la sonde Pathfinder qui est arrivée sur la planète rouge en juillet 1997, munie du robot Sojourner. Outre les photos envoyées par la sonde, grâce aux caméras et à l’efficacité inespérée de son petit robot surnommé Rocky, les analyses ont confirmé la présence d’eau sur Mars il y a 3,8 milliards d’années sans pouvoir démontrer pour autant la présence de vie sur cette boule de rouille. La présence de silice en grande quantité dans la roche volcanique (andésite) dénoterait une très forte température à l’intérieur de la planète. Quant au climat, les mesures révèlent des températures extrêmement froides de l’ordre de -76° la nuit pour – 10° le jour.

La “vie” sur Mars

Canaux et petits bonshommes verts ont vécu. Les premiers relèvent d’observations de qualité insuffisante, les seconds d’un besoin de rêver, et de l’idée que Mars serait après la Terre la planète la plus propice à la vie ; les conditions atmosphériques actuelles excluent toutefois la vie sur Mars aujourd’hui. Mais dans le passé, la Terre et Mars ont présenté des conditions atmosphériques semblables. L’existence de conditions prébiotiques sur Mars reste néanmoins spéculative. Avant de rechercher des formes de vie évoluées, l’analyse scientifique s’intéresse aux conditions physiques sur Mars : ont-elles permis l’apparition d’une chimie complexe ? Les expériences menées par les sondes Viking dépourvues des moyens d’investigations nécessaires, n’étaient pas à même de trancher.

En attendant les résultats des prochaines sondes, l’analyse des météorites recueillies sur Terre s’avère utile. L’origine martienne de la météorite ALH84001, découverte sur la banquise de l’Antarctique, semble hors de doute : sa composition moyenne, qui ne correspond à aucun échantillon terrestre, s’avère analogue à celle des roches martiennes mesurées par les sondes Viking. En fait, le champ de gravité et l’atmosphère ténus de Mars ne peuvent empêcher la libération de projectiles lors d’un gros impact météoritique sur la planète. La Terre, dix fois plus massive que Mars, recueille un nombre non négligeable de ces nouveaux astéroïdes. On estime ainsi que la météorite, issue de roches martiennes vieilles de plus de 3,6 milliards d’années, a été arrachée à Mars il y a environ 13 000 ans. L’intérêt de cette météorite est qu’elle porte des éléments chimiques – de nombreux cycles aromatiques – dont la nature et l’abondance intriguent les chercheurs, ainsi que de microscopiques globules que l’on pense nés d’un processus complexe d’oxydoréduction.